Digital Hardcore & Motormark

•22 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Je réécoutais récemment les albums qui trainent sur mon téléphone et je suis tombé sur Chrome Tape de Motormark.

J’ai découvert ce groupe en fouillant dans la liste des artistes qui ont signé chez le label allemand Digital Hardcore Recordings fondé par l’illustre leader de Atari Teenage Riot, j’ai nommé Alec Empire.

Speed de Atari Teenage Riot, qui a été utilisée pour l’OST d’un des Fast & Furious.

Ce label a été fondé dans le but de regrouper les artistes émergents de la scène « techno-indus » allemande (bien qu’initialement basé à Londres). On y retrouve donc des artistes tels que Hanin Elias (et sa chanson « Burn » complétement implosive), Nic Endo ou encore Panic DHH (groupe de Metal-Indus complétement barré).

À cette époque, la plupart des artistes (et en particulier Alec Empire) se revendiquent jouer du Digital Hardcore. Les groupes rejoignant le label se rapprochant toujours plus ou moins de ce style cyber-futuriste-sous-acide.

Un peu plus généraliste au fil des années, des groupes comme Motormark ne correspondant pas à l’idéologie initiale post-punk-techno-indus ont débarqué peu à peu au sein du label (apportant leur lot de bukkake auditifs).

Eat, Drink, Sleep, Think de Motormark


Comme je l’ai dit au début de l’article, j’ai découvert ce groupe par l’album Chrome Tape qui reste le seul album vraiment valable de Motormark, puisque le précédent et unique autre album fut payé avec leurs économies de l’époque (donc pas grand chose) et est donc d’une qualité plus que douteuse. (qui, contrairement aux groupes de true-raw-black-evil-metal n’est pas là pour faire genre « on a fait exprès de pourrir notre son, c’est so dark, so ténèbre », bamboula, ça m’inspire déjà un article)

Chrome Tape, revenons-y. Une petite boule de rage Rock’N'Rollesque pleine de riffs qui vous explosent les neurones, de batteries aux contre-temps fulgurants et une voix prête à vous arracher les tympans et le contenu de votre crâne de primate asservi à la société avec.

Dès l’intro de « We Are The Public » qui d’ailleurs est le riff principale de la chanson, on est fixé. C’est direct, brute, pas réfléchi et ciblé. Ils ne sont pas là pour faire dans la fioriture ou dans les effets post-prod tirés par les cheveux. Des chansons comme « Eat. Drink. Sleep. Think » ou « That’s What You Say When You Want Me To Kill You » sont complétement dans l’esprit du groupe et de l’album « on matraque, on veut que ça rentre et que ça reste ». Mais ils savent quand même éviter l’indigestion avec des baisses de tension comme « God Only Knows ».

« This is not Rock’N'Roll, This is Suicide » disent Punish Yourself, pour Motormark « This is Rock’N'Roll. This is Mass-Murder. »


Motormark
a splitté depuis, pour d’obscures raisons dont je me tape complétement mais les deux membres fondateurs du groupe ont reformé un nouveau groupe appelé Fake Fang reprenant le côté über Rock’N'Roll déluré, voix décalée qui vous éclate son vomi au visage et le caractère haineux et « prends toi cette putain de claque et aime ça ».
Le label, quand à lui, est devenu une sorte de plaque tournante d’autres labels (allemands pour la plupart). Son côté généraliste est devenu quasi-omniprésent même si on reste toujours dans l’underground (genre dans les caves © Clément le No Life) mais si vous voulez du Digital Hardcore autant repartir sur les prods d’Alec Empire et d’Atari Teenage Riot, parce que tout ça c’est fini.

Red is dead

•20 octobre 2009 • 4 commentaires

Ne sachant que faire pour Halloween, je me suis connecté sur Lillelanuit à la date du 31 octobre (oui, je sais, je suis un génie) et j’ai déniché un petit festival sur trois jours délicieusement appelé GORENIGHT et proposant animations, projections et concerts basés sur les thématiques du gore (ça ne s’invente pas), de l’horreur, de l’étrange, du décalé, du décadent et de la crème de foie de volaille aux cèpes (un délice dans des pains au lait Pasquier).

Bon trêve d’immondices grammaticales, voilà l’affiche :

Affiche GORENIGHT

Affiche GORENIGHT

Bon comme vous l’avez remarqué, car si vous me lisez, vous êtes malins et remarquez les dates d’un évènement sur une affiche, ce festival se déroule sur trois jours. Emploi du temps et minimum requis de vie sociale oblige, je ne participerai qu’au dernier soir, LE CONCERT. //applaudissements

La première partie de ce petit rendez-vous sonore de l’amicale du metal-indus parisien n’est autre que Behind Vision, groupe que je ne connais absolument pas mais qui tourne déjà depuis 12 ans d’après le site. J’écouterai probablement un peu si j’y pense  et écrirai quelques étrons dessus si ça me plait.

Mais c’est surtout la tetédaffichetavu qui m’intéresse puisqu’il s’agit du légendaire et pas-cliché-du-tout Undercover Slut toujours leadé avec brio par cette incarnation du bon goût, cette démonstration de testostérone, ce protecteur des cobayes de Gemey Maybelline : O. (qui n’est pas le mentor de Q //humour //sim //talent)

Bon Undercover Slut c’est juste de la provoc’ à l’état pure, rien de franchement transcendant musicalement parlant puisque c’est du Dope en plus punkien (donc très rapproché des sonorités Manson).

C’est le leader qui s’occupe de toute la promotion/imagerie du groupe ainsi que des paroles. Nine Inch Nails is Trent Reznor, Undercover Slut is O (On a la même passion mais pas le même level). O qui, d’ailleurs, a fait un passage télé chez Faugiel il y a quelques années pour la promo de leur dernier album dans le cadre d’une magnifique chronique sur le dangereux monde du black-death-satanico-gotho-nazio-communisto-racisto-corse métal comme les chaines hertziennes se font toujours un plaisir de tapisser le cerveau de la masse.

Enfin bref, c’est tellement rare un concert de metal-indus pas très éloigné que je ne peux pas trop me permettre de le rater, Undercover Slut étant cliché mais pas dégueu et la découverte des nouveaux gothonoobs de la région me mettant le cerveau en ébullition hihi.

Le néant

•16 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Pas celui de l’histoire sans fin mais presque. Ça fait déjà quelques semaines que je n’ai rien posté ici donc peut-être est-il temps de venir dégueuler un peu.

J’ai terminé le dernier Beigbeider récemment et j’ai du mal à savoir quoi en penser. C’était la première fois que je m’attaquais à l’auto-biographie d’un individu n’ayant pas encore été mis en bière, plus par coïncidence que par réel choix et ça m’a beaucoup plu.

Il alterne avec brio le récit de sa vie et sa récente épopée pénitencière, jouant avec ces deux mondes parallèles, les liant, les faisant s’affronter ce qui apporte un rythme assez soutenu à la lecture, m’ayant valu plusieurs courtes nuits.

On y retrouve son style, ses références, son « quelque peu too much » déballage de citations/culture mais après tout, ça fait partie du personnage et puisqu’en plus c’est son auto-biographie, je ne vois aucune raison de s’en plaindre. Beigbeder c’est de la masturbation mentale et solitaire. Pas une vulgaire partouze mondaine où l’on essaie de faire de son mieux.

Bon par contre je ne sais pas du tout s’il a été encensé par la critique. Je sais juste que plusieurs pages concernant le procureur de la république de Paris, Jean-Claude Marin ont été censurées, considérées comme trop trash par son éditeur et surtout motivées par la vengeance de Beigbeder, qui considèrent que c’est ce type qui a prolongé sa garde à vue à titre d’exemple. Personnalité, média, drogue, pas bien.

Pipe au miel. Ciao.

Les fans

•22 septembre 2009 • 4 commentaires

En pleine écoute du dernier album de Muse, je me demandais si une critique d’album faite par un fan pouvait avoir une quelconque crédibilité.

Si l’on reprend la définition du fan de notre cher ami Wikipedia, un fan désigne une personne qui éprouve une forte admiration pour une personne, un groupe de personnes, une équipe de sport, etc.

Comment, dans ce cas, cette personne serait-elle en mesure d’avoir l’esprit critique à l’écoute (prenons mon cas) d’un album tel que « The Resistance » ? Je m’explique.

Dès la mise en ligne de la chanson « United States of Eurasia » et étant entouré de beaucoup de fans du groupe Muse, j’ai tout de suite eu le droit aux commentaires du genre « Wah j’suis trop fan de la chanson du prochain Muse, mais par contre ça change carrément ! ». Tout de suite m’est venue à l’esprit une interrogation sur la possible antithèse dans l’affirmation sus-citée. En effet, de quoi à besoin une personne fan d’un groupe pour ne pas aimer sa dernière production ?

Je prends, bien sûr, l’exemple d’un fan possédant un minimum de culture musicale, n’écoutant pas la musique composée pour distraire la masse et sachant reconnaitre une sombre merde, même provenant de son groupe favori.

Je vous l’avouerai, et ce billet est en réalité une critique cachée (non mais sans blague ?), j’ai énormément de mal avec le dernier Muse et ce qui m’a assez marqué lors de mes quelques écoutes c’est que les seuls passages que je trouve un tantinet accrocheurs sont ceux qui font complétement « Muse ». Je trouve les autres pompeux voir manquant cruellement de rythme, je me suis presque ennuyé pendant « Resistance » (heureusement reboostée par « Undisclosed Desires »). Mais dès qu’un passage clairement « à la Muse » pointait le bout de son minois je secouais nerveusement la tête me rappelant la jubilation que j’éprouvais à l’écoute d’un « Showbiz », d’un « Uno » ou d’un « Hysteria ». Mais revenons au sujet principal.

Je trouve ça remarquablement bien joué de la part de Muse. Depuis « Absolution », ils apportent toujours un changement assez crucial à leurs compositions comparées à celles des albums précédents, mais sans jamais oublier d’ajouter leur marque, de les estampiller « Muse ».

Muse pourra-t’il un jour perdre des fans comme un Metallica « post-Black Album » ?
Des fans inconditionnels de Muse n’ont-ils pas aimé « The Resistance » ?

J’ai l’intime conviction que seul un changement brutal, voir informe de la part d’un groupe peut lui faire perdre ses plus fervents admirateurs. L’écoute du fan étant déjà à la base quelque peu faussée par son statut, il a beaucoup moins l’esprit critique, cet esprit qui fait que l’on attend le groupe au tournant et qu’on est prêt à le descendre à la moindre maladresse.

Je ne suis pas suffisamment fan de Nine Inch Nails pour être d’avance amoureux du futur album et j’ai donc du mal à m’imaginer ce que l’on peut ressentir à l’arrivée, que dis-je, au débarquement du nouvel album du groupe que l’on idolâtre.

Mais quand même, j’espère sincèrement qu’ils conservent suffisamment d’esprit pour s’autoriser à ne pas aimer certaines chansons/albums malgré ce qu’un groupe peut représenter pour eux. LEUR groupe culte, celui qui les a fait rêver/pleurer/bander/mouiller.

Love and caring

•14 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Samedi soir, je mangeais dans un restaurant en bord de mer avec ma petite-amie quand un couple des plus clichés est venu s’installer à nos côtés. Rien de transcendant me direz-vous, mais après quelques fourchettés d’une délicieuse pizza quatre fromages, j’ai eu le privilège d’admirer le gouffre générationnel séparant nos deux nouveaux voisins de sustentation.

Au début, nous pensions tout simplement qu’il s’agissait d’un classique plan restau père-fille/oncle-nièce ou je-ne-sais quelle autre configuration familiale de tête-à-tête, mais non.

Elle devait avoir 25 ans, peut-être 27. Il avait largement plus que la cinquantaine.

Elle était habillée de façon très classique, robe d’été, cheveux détachés. Il avait les cheveux plaqués et huilés au possible, une chemise rose classe mais très (trop) portée et une montre imposante.

Elle lui parlait de son travail, de ses collègues et de sa semaine en général. Il observait une pause avant chaque prise de parole puis entamait la conversation sur un sujet d’actualité, comme si il avait déjà planifié l’intégralité de ses sujets de conversation.

Je n’ai bien sûr pas passé mon temps à les écouter mais je ne les ai jamais entendus rire ou hausser le ton emportés dans un délire. Je ne sais pas si c’était une sorte de « first date » ou si leur relation était déjà bien entamée mais après réflexions, j’ai essayé de me mettre à la place de chacun d’entre eux.

Elle était avec lui pour son argent, aucun doute, le coup classique. Elle devait se laisser baiser en mode étoile de mer en pensant au prochain cadeau qu’il lui offrirait et lui devait être complétement dépendant du viagra, sa libido et son aptitude à bander étant toutes les deux disparues, remplacées par une voiture de sport et une Rolex.

Sa relation avec cette fille devait forcément lui redonner la vigueur (mentale) de sa jeunesse, mais est-ce suffisant à cet âge de se taper une minette pour faire semblant d’être jeune ? Il sait pertinemment qu’elle ne sort pas avec lui pour son charme malgré tout ce qu’elle peut lui raconter.

Ça m’a un peu attristé cette résolution à reporter ce que l’on ne sera plus jamais sur une relation éphémère. Bien sûr qu’elle finira par partir, le laissant seul dans son illusion et rattrapé par sa vieillesse. Il repartira alors en quête d’une nouvelle proie trentenaire (ou moins si il a de la chance) et entamera un nouveau cycle jusqu’à être trop âgé pour lever quoique ce soit avec son fric.

J’essaie de trouver un autre moyen d’aimer son existence arrivé à un certain âge tout en se passant de son argent et de tout ce que ça implique mais rien à faire. Vieillesse est fait pour rimer avec tristesse.

Protégé : Ces individus navrants

•2 septembre 2009 • Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires

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Nous y sommes

•20 août 2009 • 2 commentaires

J’ai commencé à envisager la création d’un blog il y a quelques mois, période où mon moral et ma vie était loin d’être au beau fixe me donnant donc très envie de me créer une place sur le web où je pourrais vomir ma haine et ma mauvaise humeur à l’abri des regards qui me sont chers.

« Mais depuis j’ai changé. Maintenant, j’en ai rien à branler. » ©

Ces évènements passés ou plutôt occultés, ils ne sont aucunement la raison de mon arrivée ici, rendant donc dénués de tout sens ces quelques dizaines de caractères que j’ai eu tant de mal à faire sortir de mes pensées.

Mon arrivée récente sur le réseau de micro-blogging Twitter m’a fait découvrir énormément de choses nouvelles sur le web. Moi qui pensait avoir tout vu, tout connu, être un « blasé du web » et me faire « grave chier » quand je surfais j’ai vraiment été gâté. J’ai pu découvrir énormément de blogs et donc de lignes éditoriales différentes, toutes plus (ou moins) intéressantes les unes que les autres, ce qui m’a donné envie d’apporter une contribution (aussi insignifiante soit-elle) à cette communauté.

Je parlais à l’instant de ligne éditoriale, la mienne est encore indéterminée. Je ne sais pas encore ce que j’écrirai ici mais je sais ce que je n’écrirai pas (le coup classique). Je ne suis pas ici pour raconter ma vie à la « kik00l0l », voler des flux RSS, me la jouer Morandini et copier/coller des billets déjà existants ou encore ne parler que d’un sujet du genre high-tech, jeux vidéos, maquillage ou godes-ceinture.

La seule idée ayant réussi à germer pour atteindre un stade de simili-croissance serait plutôt de rédiger des portraits, des traits-d’esprit sur des personnes, des faits ou des situations que je trouverais détestables ou adorables. Ce blog me concernera complétement mais ne parlera pas de moi et j’ai bien l’intention de m’en servir aussi pour améliorer mon niveau de rédaction, de mise en page et mon aptitude d’accroche auprès d’un lectorat que j’aimerais fidéliser. (Ou m’en branler sévèrement et déballer ma soupe mentale comme elle se présente)

Mes commentaires ne seront pas modérés, j’espère être pourri et rouler dans la merde assez régulièrement, les réactions extrêmes étant souvent les plus sincères.

Je vais arrêter là cette « first injection » et commencer à songer à mes prochaines entrées. Je les griffonnerai probablement sur papier ou bloc-note Windows avant de venir polluer mon blog, parce que oui, désormais, j’ai MON blog.